Le Rottweiler

Je suis chez moi tranquille, mes yeux se dirigent vers ma bibliothèque et ma main fut guidée vers un livre mais n’ayant aucune intention de lire à ce moment-là, je me posais la question du pourquoi ? que dois-je savoir ? Il s’agissait du livre « Les mystères dévoilés de Godfré Ray King ». Au hasard, j’ouvre une page et je tombe sur l’histoire d’un homme qui, à la vue d’une panthère noire était arrivé à transformer ce fauve agressif en un animal doux. J’entends me dire « tu seras confrontée à vivre une situation quasi identique. Aie ! qu’allait-t-il m’arriver ». J’en avais parlé à mon amie Sylvine sans savoir qu’elle serait présente le jour de cette future mésaventure.

La semaine suivante, le 1 juin 2000 plus exactement, j’invite cette amie à venir boire un café et notre discussion portait sur la connexion avec un monde céleste. Il est 22h00 quand une envie soudaine me prend d’aller me promener à l’endroit où j’avais vécu l’expérience de la comète en 1999, se référer au thème * Passage d’une comète *. Allez Go, on y va.

La nuit commençait à tomber, nous marchions tranquillement autour de l’étang puis pour nous relaxer, nous nous asseyons sur ce banc, celui décrit dans le thème énoncé plus haut. En regardant dans la direction de l’allée principale qui amène à la sortie, j’ai la vision d’une ombre ressemblant à un animal de couleur noir. Il avait l’apparence d’un sanglier mais je savais que cela n’en n’était pas un et je n’arrivais pas à distinguer de quelle race il s’agissait. Je suis pris d’une forte angoisse quand ma petite voix me souffla « partez, partez ». Il ne m’a pas fallu plus de trois secondes pour en faire part à mon amie et déguerpir au plus vite. Seulement pour nous diriger vers la voiture, il fallait passer par cette allée ? entourée d’une forêt. Nous n’en ramenions pas large mais nous décidons quand même de partir.

Nous accélérons notre marche pour la ralentir à cause d’une lumière que nous apercevons de loin. Celle-ci bougeait dans tous les sens et impossible d’en connaitre la nature. Que faire ? se planquer dans la forêt ? encore moins, il manquerait plus qu’on tombe sur des loups garous (rire). C’est en nous rapprochant que nous apercevons un jeune couple s’amusant avec une lampe de poche. Était-il dangereux ? Il ne ressemblait en rien à l’ombre que j’avais capté quelques minutes auparavant quand tout à coup surgit de nulle part un Rottweiler courir très vite dans notre direction et prêt à l’attaque, « au secours, nous sommes cuites. Non, je ne suis pas venue sur terre pour me faire bouffer par un chien, rajoutais-je ». Les propriétaires de ce monstre avaient beau appeler le chien avec autorité mais rien n’y faisait. A se demander s’il les entendait tellement il était préoccupé par nous.

Sylvine était devant moi et n’avait pas remarqué que j’avais stoppé net ma marche derrière elle, puis ce fût à son tour de s’arrêter lorsque le chien se retrouva à 20 cm d’elle. Toujours immobile, j’assiste à toute la scène en observant le comportement du chien. Pourtant nerveux au départ, tranquillement il se rapproche d’elle, toucha sa main avec sa gueule pour ensuite se mettre au niveau de ses fesses sans doute pour la mordre. Imaginez ma peur. C’est à ce moment-là qu’en pensée, je lui ordonne de s’arrêter net. Ce qu’il fait. Ouf ! Sylvine m’expliqua plus tard qu’elle avait eu un sentiment d’amour vis-à-vis de lui ce qui dominait totalement sa peur. Le chien se retourne vers moi, c’était à mon tour d’être confronté à lui. Ma peur s’amplifia et je devais trouver une solution au plus vite pour éviter un drame quand me revient en mémoire la lecture du livre sur la panthère noire. En voici l’extrait « Imaginez ma surprise lorsque, à environ quinze mètres, je vis qu’une panthère se dirigeait doucement vers moi. Mes cheveux durent se dressaient sur ma tête, je voulus courir, crier, faire n’importe quoi, tant le sentiment de peur qui m’habitait était terrible. Mais bouger n’aurait servi à rien : un seul bond de la panthère m’eût été fatal. J’avais la tête qui tournait tellement j’avais peur. Pourtant, une idée se présenta clairement à moi et retint toute mon attention. Je pris conscience que la Présence de l’Etre Suprême était en moi et que tout était Amour. Ce magnifique animal faisait également partie de la Vie de Dieu. Je me mis à le regarder droit dans les yeux. Me vint alors la pensée qu’une partie de Dieu ne pouvait pas nuire à une autre partie de Dieu. Je n’étais conscient que de cela. Sa démarche menaçante cessa. Je m’avançai lentement vers elle, ressentant l’amour de Dieu qui nous inondait tous les deux. La lueur maléfique de ses yeux s’évanouir, l’animal se redressa et s’approcha doucement de moi en frottant son épaule contre ma jambe. Je me baissai et lui caressais la tête. Elle me regarda un instant dans les yeux, puis s’allongea en roulant dans l’herbe comme un petit chat.

Contrairement au récit du livre, j’avais toujours peur et pour la première fois de ma vie, je m’entourai d’une bulle de lumière pour me protéger à tel point que je n’entendais aucun bruit extérieur. Je parlais au chien d’esprit à esprit « Tu es Lumière tout comme nous, tu n’as rien à craindre et tu ne peux pas nous attaquer, tu ne dois pas avoir peur de nous, nous ne te voulons pas de mal ». Le chien ne savait plus quoi faire ni comment réagir, il était comme hypnotisé, voire paralysé. Avait-il capté mon message ? Certainement et je ressentais même une peur vis-à-vis de moi. Cette bulle de lumière que j’avais créée, il ne pouvait la franchir parce que ce qui m’avait frappé, c’est qu’il la contourna comme s’il la sentait sans pourvoir la traverser c’est alors que je comprenais qu’il avait entendu mon message en télépathie. Il poursuivit sa route tranquillement et ayez la certitude que je ne me suis pas retournée.

Les maîtres arrivant à notre hauteur nous saluèrent. Ils étaient accompagnés d’un Berger Allemand pas plus rassurant lui non plus mais il passait son chemin en nous ignorant.

C’est ainsi que nous avons pu atteindre la voiture et rentrer sans incident.

Gabriela d’Asti