1999 – Paris
J’étais chez un ami, Sébastien, rencontré à l’occasion d’une émission que j’animais sur Radio Enghien. Le courant était bien passé et, depuis, je me rendais régulièrement chez lui. Sa mère et moi avions souvent de longues discussions, parfois même animées, autour de nos visions du monde spirituel. Sébastien, lui, croyait en Dieu, mais rejetait l’existence de Jésus. J’avais beau lui dire que l’un n’allait pas sans l’autre, rien n’y faisait : il restait ferme dans ses convictions.
À cette époque, un chiffre me poursuivait sans cesse : le 37. Je ne connaissais pas exactement sa signification. Avait-il un lien avec Jésus ? Je l’ignore.
Un soir, alors que nous discutions dans la salle à manger, nous entendons un bruit inhabituel. Les aiguilles de l’horloge se mirent à émettre un « tic-tac » plus fort que d’ordinaire. Nous regardons l’heure et il était précisément 3 h 07 du matin. Pour en être sûrs, nous avons vérifié l’heure digitale sur le magnétoscope : elle affichait, elle aussi, 03:07. Encore ce fameux 37.
Deux jours plus tard, alors que la discussion sur Jésus reprenait – Sébastien persistant à douter de son existence –, je lui lançai spontanément :
— Veux-tu que je l’appelle ?
Il m’a regardée, intrigué, puis a accepté.
Alors, mot à mot, presque sans réfléchir, j’ai prononcé :
— Jésus, si tu es là, fais-nous un signe.
À peine la phrase terminée, trois coups sourds frappèrent à la porte. Forts, nets, inattendus. Ce fut un choc pour nous deux. Même moi, je ne m’attendais pas à une réponse aussi immédiate. Sébastien, lui, resta sans voix. Il était blême, profondément troublé. Il parle de coïncidence, de hasard. Mais au fond de lui, je suis sûre qu’il se posait des questions.
Alors si Jésus est un mythe. Qui était-il vraiment ?
