31 décembre 1999 – Paris
Pour le réveillon, je proposai à une amie de le passer avec moi, sachant qu’elle serait seule ce soir-là, ce qui n’était pas dans ses habitudes. Elle accepta volontiers.
À cette époque, je me reliais régulièrement au comte de Saint-Germain.
Il était environ 21 h 30 quand nous parlions de tout et de rien. Je lui demandai si elle souhaitait que j’appelle le comte de Saint-Germain pour voir s’il se manifesterait et nous enverrait un signe. Elle, qui aimait toute forme de manifestation, était ravie à l’idée de vivre cette expérience. Après l’avoir invoqué pendant quelques minutes, nous reprenons notre conversation.
La veille, j’avais acheté un nouveau téléphone. Alors que nous discutions, je voulais enregistrer les noms de mes amis dans mes contacts. D’un coup, mon téléphone s’éteignait tout seul et deux dates apparurent sur l’écran, chose impossible sur ce type d’appareil. La première était le 28 mai, la seconde le 26 juillet. Nous étions pourtant le 31 décembre.
Je fis un bond sur ma chaise, car le 28 mai était à la fois l’anniversaire d’Annie et le jour de la fête de Saint-Germain, tandis que le 26 juillet correspondait à la fête des Annie.
Cela ne s’arrête pas là. Plus tard, en regardant l’heure sur ce téléphone, il était exactement 22 h 34. Annie me fit cette remarque : « En 1999, Annie avait 22 ans, et moi, j’en avais 34. »

