1999 – Paris

J’assiste avec un ami à une conférence sur les ovnis. La soirée était passionnante et nous avons fait la connaissance d’un petit groupe de sept personnes avec qui le courant est tout de suite passé. Enthousiastes, nous décidons à la fin de la conférence d’aller boire un verre tous ensemble dans un bar pour prolonger les échanges. Plongés dans des discussions aussi profondes que captivantes. Mais l’heure avançait, il fallait rentrer. Au moment de payer l’addition, la note revenait à 17 francs et quelques centimes par personne. Je propose alors d’arrondir à 18 francs, pour simplifier les calculs et laisser un pourboire. Tout le monde est d’accord.

En sortant du bar, toujours absorbés par notre conversation, nous nous attardons sur le trottoir. C’est alors qu’un homme surgit de nulle part. Il était vêtu de façon étrange, avec des habits usés, sales, et portait un chapeau. Il n’avait rien d’agressif, mais son allure nous étonnait. En passant à notre hauteur, il pose soudain la main sur l’épaule de mon ami et lui dit calmement « Tu as une intelligence supérieure, mais tu ne sais pas t’en servir », puis, en continuant sa route sans s’arrêter, il lève le bras en l’air et lance cette phrase énigmatique : « Il faut sortir du 18. » Personne n’a compris.

Il est vrai que mon ami avait un QI très élevé, mais à l’époque, il n’avait pas encore trouvé sa voie. Depuis, il a trouvé. Il est devenu un conférencier parlant de la Kabbale.


Gabriela d’Asti