Juin 1999 – Région parisienne

Je pourrais commencer par vous parler d’une rencontre peu commune : celle d’une comète ou, du moins, de ce qui ressemblait à une comète. Ce qui devait être une simple sortie allait devenir l’une des nuits les plus inoubliables et marquantes. Je n’imaginais pas que cette rencontre marquerait un tournant dans ma vie, ni que tout prendrait sens vingt ans plus tard.

Pour ceux qui me connaissent, ils savent que cette histoire est authentique. Pour d’autres, ce n’est peut-être qu’une étoile parmi tant d’autres. Une illusion passagère, une projection, voire une simple hallucination.

Vous découvrirez l’intégralité de cette histoire dans mon livre.

Un soir de mai, Yann, un ami, me proposa d’aller boire un café chez son beau-frère. En sortant de chez lui, nos regards sont soudain attirés par une énorme boule rouge qui traverse lentement le ciel, juste au-dessus de nous. Yann, stupéfait par ce qu’il voit. Moi, étrangement, je n’étais pas surprise. J’ai déjà été témoin de ce genre de phénomène à plusieurs reprises.

Le lendemain, à 22 h, il me proposa une balade en forêt. Partir en pleine nuit, au cœur d’une forêt entourant un étang, peuplée de sangliers, ne m’enchantait guère. Et pourtant, une étrange excitation m’envahissait. Arrivés sur place, nous tombons sur un groupe de jeunes visiblement sous l’emprise de l’alcool ou de drogues. L’ambiance n’étant pas des plus rassurantes, nous décidons de rebrousser chemin et nous nous dirigeons un peu plus loin. Il faisait doux, presque chaud.

Nous nous promenions depuis des heures autour de l’étang, enveloppés par le silence de la nuit, quand tout à coup, une étrange créature apparaît entre les arbres. Ses yeux brillaient d’un vert fluorescent, perçants, surnaturels. Elle avançait dans notre direction avant de s’arrêter net. Son regard fixe, glacial, nous cloua sur place. Ce que je ressentais à cet instant ne présageait rien de bon. Yann, chasseur expérimenté, affirma aussitôt que ce n’était ni un sanglier, ni les yeux d’un quelconque animal qu’il connaissait. Alors qu’il s’apprêtait à s’en approcher, un pressentiment violent me saisit. Je le suppliai, dans un souffle paniqué, de ne pas faire un pas de plus et de reculer. Il m’écouta sans discuter. Malgré la peur, nous décidâmes de continuer notre marche.

Il était trois heures du matin. Fatigués par notre longue marche, nous nous assîmes sur un banc, de l’autre côté de l’étang, juste en face de l’endroit où la mystérieuse créature était apparue un peu plus tôt. À peine dix minutes plus tard, des hurlements d’animaux retentirent précisément de ce même endroit. Leurs cris perçaient le silence nocturne et semblaient émaner de la terreur. Le vacarme résonnait sur des centaines de mètres à la ronde, digne d’un véritable film d’horreur. Ces cris stridents et inhumains durèrent une à deux minutes avant de s’éteindre aussi soudainement qu’ils avaient surgi. Choqués, nous restâmes là, figés, à nous demander ce que nous venions d’entendre. Et pourtant, malgré cette atmosphère lourde, nos échanges reprirent. La conversation reprenait le dessus sur la peur. Nos échanges se faisaient de plus en plus riches et profonds, et nous découvrions avec surprise de nombreux points communs. Quelque chose nous reliait profondément cette nuit-là.

Je lui parlais alors des bijoux que je portais, attirant mon attention sur une bague en particulier. « Elle ressemble à une alliance », lui dis-je. À cet instant précis, elle se brise en deux et je fus irrésistiblement poussée à lever la tête vers le ciel, exactement dans la direction d’où provenaient les cris d’animaux. Cependant, au cœur de cette obscurité, quelque chose d’extraordinaire se produisit. La forme d’une comète immense, d’un jaune d’œuf éclatant et majestueux, est apparue dans le ciel. Elle mesurait environ 300 mètres de long pour une cinquantaine de mètres de haut. Elle était silencieuse. Elle flottait et elle traversait lentement l’horizon, comme si le temps lui-même s’était suspendu pour la laisser passer. Il n’y avait plus que cette lumière, cette présence, et nous. Aucune traînée, aucun bruit, aucun phénomène naturel ne pouvait expliquer sa présence. Un spectacle hypnotique, d’une intensité bouleversante. Chaque seconde de son passage était d’une beauté presque sacrée. Aucun mot sur Terre ne pourrait décrire la grandeur et la beauté de ce spectacle.

Nous étions sidérés. Les yeux grands ouverts, incapables de parler, figés sur le banc, comme suspendus dans le temps. Il n’y avait plus que cette lumière, cette présence, et nous. Ce n’était pas une comète telle que les astronomes les décrivent. Il n’y avait ni traînée de débris, ni vitesse fulgurante. Juste un lent survol, parfaitement droit, au-dessus des arbres, comme si elle savait exactement où il allait. Et puis, dans le silence absolu, j’ai entendu une voix dans mon esprit. Une voix calme, claire, mais qui vibrait avec certitude. Elle m’a soufflé : « Union céleste. Vénusiens. » Un message énigmatique, solennel. J’ignorais encore qu’il marquerait un tournant dans ma vie et que je n’en comprendrais toute la portée vingt ans plus tard.

Nous reprîmes la conversation jusqu’au petit matin, portés par cette nuit hors du temps. Puis, comme si le jour voulait prolonger la magie, nous décidâmes d’y revenir plus tard pour admirer ensemble le coucher du soleil. Sur le chemin du retour, Yann me fit une remarque étrange : il avait remarqué que le contour de mes yeux et de mes lèvres était légèrement violacé. Ce phénomène, aussi mystérieux qu’éphémère, disparut quelques jours plus tard. Un amour doux et réciproque venait de naître, comme si cette nuit avait été le berceau d’un lien bien plus profond.

La suite de cette relation sera relatée dans mon livre.

Un an plus tard, je partais en Dordogne rejoindre des amis qui venaient de s’y installer. Leur jeune voisin, un adolescent passionné par les extraterrestres, apprenant mon intérêt pour le sujet, insista pour me rencontrer. Lors de notre rencontre, il m’apporta un livre. En l’ouvrant au hasard, une image attire mon regard. C’était une comète. Et pas n’importe laquelle : elle porte un nom curieux. Elle s’intitule “26 avril”. Une comète avec une date en guise de nom ? C’est inhabituel, pour ne pas dire improbable. Ce Yann qui avait vécu l’expérience de la comète est né un 26 avril. Incompréhensible.

Cette même année, un autre événement vint me bousculer de nouveau.

Anne Givaudan, auteure reconnue dans le domaine de la spiritualité et du voyage astral, donnait une conférence à propos de son livre intitulé « Alliance ». Intriguée par le titre et le thème, “Les Vénusiens sont parmi nous”, je décidai de m’y rendre. Mais ce fut un choc. Sur la couverture du livre, je découvre avec stupeur une image : c’est la copie conforme de la comète, celle que j’avais vue. J’ai reculé d’un mètre sous l’effet de la surprise.

Le titre du livre était « Alliance ». Sur la couverture, une illustration frappante : une comète, exactement semblable à celle que j’avais vue. Et Anne y parlait des Vénusiens. Alliance. Vénusiens. Comète. Cela faisait beaucoup… Beaucoup trop pour n’être qu’une coïncidence.

Comme si l’univers voulait me rappeler cette histoire, trois ans plus tard, je vécus une expérience étrangement similaire. L’homme que je venais de rencontrer portait le même prénom que Yann, avait la même taille, les cheveux châtains, les yeux bleus. Les prénoms des personnes autour de nous, les lieux, les circonstances, tout semblait se rejouer.

Comme une mise en scène cosmique, soigneusement orchestrée. Un écho parfait, troublant, presque dérangeant.

Tout y était.

La suite, je vous la raconte dans mon livre…

Comète


Gabriela d’Asti