Avril 1999 – Périgueux

Kryeon (ou Kryon, version française) est une entité pléiadienne associée au service magnétique de la Terre et reliée énergétiquement à la planète Jupiter. Selon les enseignements reçus en channeling, Kryeon serait responsable de la reconstruction de la grille magnétique terrestre, une étape cruciale pour accompagner l’évolution de l’humanité vers une conscience plus élevée.

Depuis 1989, Kryeon transmet ses messages à travers Lee Carroll, un conférencier américain reconnu. À ce jour, Carroll est l’auteur de nombreux ouvrages traduits en quinze langues, largement diffusés à travers le monde et particulièrement appréciés pour leur portée vibratoire et leur sagesse universelle.

La première venue de Kryeon en France était prévue le 2 mai 1998, à Périgueux, en Dordogne. Ayant lu plusieurs de ses ouvrages, j’étais curieuse et enthousiaste à l’idée d’assister à l’une de ses conférences. Pour réserver ma place, j’ai contacté les organisateurs, Claude et Geneviève. Très vite, le courant est passé entre nous. Nos échanges étaient riches, nourris de points de vue variés sur de nombreux thèmes spirituels et humains.

Le couple vivait à proximité d’une forêt, dans un cadre paisible propice à la reconnexion avec soi-même. Ils louaient une petite maison et un chalet pour accueillir ceux qui souhaitaient se ressourcer. L’endroit était parfait pour cela.

Claude, d’une grande gentillesse, m’a proposé de venir quelques jours avant l’événement, et de loger gracieusement dans le chalet, afin de faire plus ample connaissance. J’ai accepté avec joie. C’était l’occasion de découvrir la région que je ne connaissais pas tout en me préparant intérieurement à cette rencontre vibratoire.

Arrivée sur place, Claude m’accompagna au chalet pour y déposer mes affaires. Pendant le trajet, une petite voix intérieure, me souffla :

« Ce soir, j’ai une expérience extraterrestre. »

Et, au fond de moi, je savais que cela allait se produire. C’était une certitude intime, indiscutable.

Je décidai d’en faire part à Claude. Il resta silencieux un instant, visiblement intrigué, ne sachant trop que penser de moi. Imaginez : une étrangère venue de nulle part, débarquant chez lui et annonçant avec calme l’arrivée imminente des Frères de l’Espace. De quoi désarçonner

Au diner, nous déjeunions tranquillement en attendant l’arrivée de quatre Suisses, qui avaient loué la petite maison attenante. Une fois installés, Claude les invita à se joindre à nous pour un repas convivial. Très vite, la conversation glissa vers des échanges d’expériences personnelles et spirituelles. L’ambiance était chaleureuse, chacun partageant ce qu’il avait vécu ou ressenti.

Après le repas, les Suisses décidèrent d’aller faire un tour en ville. Claude et Geneviève, de leur côté, se préparaient pour une soirée. Quant à moi, je préférais rester sur la terrasse du chalet, profiter de cette belle fin d’après-midi ensoleillée, et lire un livre de Kryeon.

À un moment, mon regard se posa sur une phrase, qui me traversa comme un éclair : « Chers humains, vous avez le pouvoir sur une armée entière d’entités négatives. Ils ne peuvent pas vous nuire si vous leur commandez de s’en aller immédiatement. »

Je ne saurai expliquer ce qu’il s’est passé ensuite. Comme si ces mots ne s’étaient pas simplement imprimés dans mon esprit, mais implantés.

Je posai le livre un instant. Le silence autour de moi était apaisant. Mon regard se perdit dans les arbres alignés devant le chalet. L’air était doux. Je me sentais enveloppée, comme si l’énergie de Kryeon flottait autour de moi.

Puis, en reprenant ma lecture, j’étais loin de me douter que la nuit qui m’attendait serait l’une des plus sombres et terrifiantes de ma vie.

Vers 19 h 30, comme poussée par une impulsion, je me levai pour aller voir les Suisses. Nous reprîmes la conversation entamée à midi, dans une ambiance détendue.

Vers 22 h 30, je décidai d’aller me coucher : un rendez-vous important nous attendait tôt le lendemain matin avec Carroll Lee. Le chemin pour rejoindre le chalet n’était pas simple : perché sur une petite colline, il fallait traverser un passage boisé, étroit, escarpé et désormais plongé dans l’obscurité.

Trois des Suisses, gentiment, proposèrent de m’accompagner. Munis de simples briquets et d’une bougie, nous progressions lentement.  Je proposai aux Suisses de rentrer dans le chalet, puis je m’arrête net, quelque chose m’avait stoppée, littéralement. Comme hypnotisée, je me dirige vers la sortie tandis que les suisses restaient à l’intérieur. Mon corps ne répondait plus, ma gorge était nouée, impossible de parler. Une sensation étrange s’était emparée de moi.Puis, je levai les yeux vers le ciel et là, je vis une étoile scintillante, éclatante, passant par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, qui flottait entre deux arbres. Elle s’immobilisa. Enfin capable d’articuler, je lançai d’une voix tendue : « Venez vite ! »

Les trois Suisses accoururent et restèrent bouche bée face à cette apparition. L’étoile descendait, remontait, vacillait de droite à gauche, puis de gauche à droite, comme dans une danse lente et étrange, avant de se stabiliser à environ cinq mètres du sol. L’étoile se transforma lentement en soucoupe volante, et la forêt s’illumina tout autour. Toutes les deux à trois secondes, de gros phares rouges clignotaient au niveau du sol. J’entendais des sons indéfinissables, des bruits que je n’avais jamais entendus et les feuilles bougeaient comme si elles se froissaient d’elles-mêmes. Un souffle sortait des arbres, comme un vent, mais ce n’était pas le vent, difficile à expliquer. Le contraste entre la beauté du spectacle et la peur qui montait était vertigineux. Et là, elle se rapprocha de nous. « Merde, ils sont là… », soufflai-je.Une peur sourde grandissait en moi.

Une sensation de présence m’envahit. Je ne les voyais pas et pourtant, je me faisais la réflexion suivante : « Ils mesurent 1,20 m environ. Pourquoi cette taille ? Quelques jours plus tard, en feuilletant un ouvrage sur les « Petits Gris », aussi appelés les Illuminatis, j’apprenais que ces êtres mesuraient précisément cette taille.

Roberto se rapprocha de l’engin, demandant à ces êtres de sortir. Mais il est dingue ! Il va tous nous faire tuer !, me suis-je, dit mentalement. Je voulais lui hurler dessus pour qu’il arrête, mais rien à faire, j’étais de nouveau dans l’incapacité de parler comme paralysée et à part prier pour qu’ils partent, je ne pouvais pas faire grand-chose. Puis, la soucoupe avait disparu en un millième de seconde et tout était redevenu normal, enfin, je croyais.  » Bonne nuit Gabriela, on rentre nous coucher, à demain « , me disent-ils. Ils m’embrassèrent en me souhaitant bonne nuit. Drôle ? pas vraiment. Je pense qu’ils ont été manipulés mentalement pour me laisser seule afin de vivre ce qui allait suivre. C’est alors que je pris conscience que ces êtres venaient pour moi et pour me faire du mal. Je n’imaginais pas la tournure que cela prendrait, c’était pire.

J’ai couru me réfugier dans le chalet, me jetant littéralement sous la couette, la respiration bloquée, le cœur au bord de l’explosion. Je n’osais plus bouger, encore moins respirer. Mon seul espoir : qu’ils ne reviennent pas. Mais ils revinrent. Je les sentais, tourner autour du chalet, durant des heures entières, comme s’ils cherchaient à m’atteindre, à me saisir, mais sans y parvenir. Ma peur était si grande que mon mental était pris entre deux pensées qui s’entrechoquaient en boucle : « Dors ! » « Non, surtout pas, tu ne sauras pas ce qu’ils veulent te faire. » « C’est mieux de mourir ! » « Non, pas question, je veux vivre. »

Je sentais une pression s’installer sur mon front, au niveau du 3ᵉ œil. Je connaissais bien cette sensation, je l’avais déjà vécue plusieurs, mais jamais avec une telle intensité. C’était comme si une vrille énergétique tentait de s’ancrer dans mon esprit. Et puis cette sensation laissa une marque, comme à chaque fois. Ronde, cuivrée, de la taille d’une pièce de deux centimes. La peur montait, encore, et encore. Jusqu’à ce que me revienne en mémoire cette phrase lue dans l’après midi : « Chers humains, vous avez le pouvoir de commander une armée entière d’entités négatives. »

J’ai repris mon souffle. Rassemblé ma volonté. Avec force et autorité, je leur ai ordonné de partir, immédiatement. Le calme est revenu. Je me lève, et mon regard se tourne vers la fenêtre en direction de la maison de Claude. Le lampadaire était allumé. Ils étaient rentrés. Je n’avais plus le choix. Il fallait que je sorte, même si je pensais qu’ils rôdaient encore. Alors, j’ai ouvert la porte, le cœur battant, et je me suis lancée. 200 mètres me séparaient de la maison. Une course folle à travers les arbres en priant qu’ils ne me suivent pas.

J’arrive enfin chez Claude. Je tambourine à la porte comme une forcenée. Il FAUT qu’on m’ouvre. C’est la fille du couple, que je ne connaissais pas, qui vient ouvrir. Je la bouscule presque en entrant, sans bonjour, sans me présenter, tremblante, à bout de souffle. « Je suis désolée, je vous explique. Il y avait un vaisseau, des présences, autour du chalet. C’est grâce au lampadaire allumé que je suis venue vous demander de l’aide « . Elle me regarde, un peu décontenancée, puis me répond simplement : « Je comprends mieux. Je me suis demandé pourquoi j’avais allumé dehors. » J’étais persuadée qu’on le lui avait suggéré. Sans ce lampadaire, je n’aurais jamais osé sortir dans cette nuit noire. Et qui sait ce qui aurait pu arriver ?

Une trentaine de minutes plus tard, Claude et Geneviève rentrèrent à leur tour. Geneviève me fixe, abasourdie, et me dit, choquée : « Ce n’est pas vrai ? J’habite ici depuis dix ans. Tout le monde raconte qu’il y a des extraterrestres dans la région, surtout ici, sur cette colline. Je surveille depuis longtemps, j’observe, mais il ne se passe jamais rien. Et toi, tu arrives, et le soir même, tu as un contact. » Je lui réponds, un peu amère : « Oui, mais quel contact. Je m’en serais bien passée. » Un silence suit.

Ils m’installèrent dans une chambre d’amis pour que je puisse finir ce qui restait de la nuit. Dormir ? Pas vraiment. Je sombrai dans des cauchemars aussi réels qu’angoissants. Je voyais ses « zozos », comme je les appelle, s’approcher de moi pour m’enlever. Je me débattais, je courais, je me cachais dans tous les coins possibles de la pièce. Et cette question qui me hantait à mon réveil : était-ce réellement un cauchemar ? parce que tout semblait trop précis. J’ai dû m’endormir une demi-heure et au matin, je me réveille sereine. Aucune peur, aucune fatigue. J’étais calme et apaisée. Curieux.

Je retourne au chalet m’affranchir. Je pars rejoindre les Suisses pour leur raconter la suite de mes aventures. Ils se souviennent bien du vaisseau, mais pas des phares rouges clignotants, ni du vent dans les arbres.

Quelques heures plus tard, nous partons enfin rencontrer Carroll Lee et sa femme, Jan Tober, l’auteur « Les enfants indigos ». Un véritable cadeau, d’autant plus que nous étions le 1ᵉʳ mai, le jour de mon anniversaire. Autour de la table, il y avait Marc et Martine Vallée, des éditions Ariane, que j’avais rencontrés au Québec l’année précédente. Un joli clin d’œil du destin. Ils n’avaient pas pour habitude de recevoir des personnes avant les conférences, mais cette fois, j’avais ce privilège. Jan, avec une douceur incroyable, me dit simplement : « Kryeon est venu te visiter parce que tu étais en danger. » Ce fut un moment fort avec elle. Nous sommes restées en contact et à chaque fois qu’elle revenait en France, nous étions heureuses de nous retrouveR.

Le lendemain matin, nous nous rendons à la conférence. La salle était pleine, près de 2000 personnes. L’atmosphère est vibrante. On sent que quelque chose d’important se joue ici. Kryeon, à travers Carroll Lee, transmet son message en channeling. Comme à son habitude, pour clore la transmission, il raconte une histoire. Et là, les bras m’en tombent : « C’est l’histoire d’un Jean, qui, la veille de ses 33 ans, vécut une expérience troublante et traumatisante pour ensuite accéder à l’illumination. » Un frisson me parcourt. Cette nuit de terreur que j’avais vécue, c’était la veille de mes 33 ans. Comme un clin d’œil de l’Univers. Comme un écho à ce que j’étais venue vivre ici.

La conférence se termine par un OM/AUM, ce son sacré, celui qui relie à l’origine de toute chose. Et comme par enchantement, nous nous arrêtons tous à la même seconde. Un arrêt magique.

Ce séjour en Dordogne restera gravé dans ma mémoire. Mes perceptions se sont affinées et ont déclenché en moi un véritable changement de conscience.


Gabriela d’Asti